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04.02.2008
Ma France à moi
http://fr.youtube.com/watch?v=prIZVZ3rl5g"Le MoDem des Ulis organise le jeudi 7 février à 20h30 à la Salle LCR du Lubéron(2, rue du Vaucluse – Les Ulis - Parking Ulis2 à proximité ) un grand débat sur le thème :
Comment sortir du faux débat éduquer ou sanctionner ?
Jean-Marie Petitclerc : Je crois qu'il nous faut quitter cette manière de penser où un corps d'éducateurs feraient de la prévention sans s'intéresser aux sanctions et un autre ferait de la répression sans s'intéresser à la portée éducative des sanctions prononcées. Éduquer c'est prévenir par l'écoute de la personne et sanctionner les comportements lorsqu'ils transgressent la loi. Les jeunes d'aujourd'hui ne sont pas plus violents. Ce qui a changé c'est la manière de les accompagner, de les éduquer. Il est urgent que les adultes apprennent à poser des limites pour permettre aux jeunes de sortir de l'illusion de toute puissance de l'enfance, d'intérioriser la loi et de se conformer à une éthique citoyenne.
Quels référents les enfants peuvent-ils suivre ?
Jean-Marie Petitclerc : Un des problèmes majeurs des enfants c'est qu'ils circulent dans trois lieux, la famille, l'école et la rue, où les adultes ont tendance à se discréditer les uns les autres. Pour les enseignants les parents sont démissionnaires et les aînés des voyous. Pour les parents, les profs, en difficulté sur le plan de la discipline,n¿assurent plus correctement la transmission du savoir et les aînés affirment que les parents sont dépassés et que le collège n'offre aucun avenir. L'urgence c'est de recréer de la cohérence et un meilleur dialogue entre tous ces adultes qui accompagnent l'enfant sur son itinéraire de croissance.
Le système de réponse de l'école aux jeunes en difficulté doit-il être réformé ?
Jean-Marie Petitclerc : Un certain nombre de mesures qui étaient efficaces quand elles ont été pensées ne le sont plus. La pluralité observée en France sur les plans culturel et religieux est une donnée nouvelle qui nécessite de revisiter la formation des enseignants afin qu'ils connaissent mieux la vie des jeunes des collèges des quartiers sensibles. Mais la remise à plat du système ne doit pas se réduire à une demande supplémentaire de crédits. Toutes les études montrent qu'il n'y a pas de corrélation entre le niveau des moyens consacrés et le niveau de réussite des élèves. Ce qui fait la différence, c'est la pertinence de l'approche pédagogique.
Interview réalisée par Jean-Rémi Deléage, 2004
-> Pour en savoir un peu plus sur ses engagements aujourd'hui.
14:15 Publié dans - Lutte discrimination | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : banlieue, discrimination positive, femmes



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