01.02.2008

Amitié aléatoire VS loyauté générale

« Les deux ex-candidats à l'élection présidentielle se saluent, et le chef de l'Etat, confiant, lance à François Bayrou :

«Naturellement, tu viens avec nous» pour le reste de la visite.
L'invitation est déclinée par le député des Pyrénées-Atlantiques, au motif que «les parlementaires n'ont pas été invités».

«Je suis venu à l'aéroport car je suis très attaché au respect des principes républicains».
Réplique du Président :
«Les principes républicains c'est bien, mais il y a aussi l'amitié».

A quoi le «troisième homme» de la présidentielle répond :
«J'ai pu vérifier que l'amitié prenait des formes diverses».
Libération


Comme un écho à la "loyauté qui n'a pas de limites", une réplique inter journalistique à Jean-Marie CAVADA au moment où il se raliait aux soutiens de l'UMP. Effet ricochet pour FB ?

Dernier coup, entre l'amitié et la loyauté, Michel MERCIER confie dimanche 3 février au Figaro au moment de sa démission du MoDem du Rhone : «J'ai toujours soutenu, aidé François. Cela ne compte pas pour grand-chose. C'est un échec pour moi parce qu'à Lyon, il y avait trop de non-dits, de passé».

Alors, le MoDem, un dirigeable gonflé à quelle valeur ?

Réponse dans "Le Grand Jury" dimanche 3 février. Concernant les déclarations des conseillers du président de la République dans la presse, François Bayrou a jugé que ce n'était pas «sain». «C'est sain dans une monarchie. Dans une République, ce n'est pas sain. Dans une République, on estime qu'il y a des responsables qui sont élus pour ça», a-t-il martelé. Sur la commission Attali, François Bayrou a vivement critiqué la méthode : «Nicolas Sarkozy s'est fait élire sur l'idée de “tout ce que je dis, je le ferai”. Et voilà, que, une fois au pouvoir, il convoque M. Attali pour lui dire : “Et maintenant qu'est-ce qu'on fait ?” Or je ne sais pas quelle autorité il a pour ça ?».